OCT Time Domain
C'est une technique d'OCT
datant de quelques années et qui a été la première à être
utilisée en ophtalmologie. Elle est nommée OCT Time Domain
ou TD OCT.
Il s'agit de réaliser une échographie optique des couches
de la rétine ou de la cornée. Les échographies habituelles
utilisent des ultrasons, mais dans l'OCT TD on se sert de
lumière pour réaliser des images des différentes strates de
la cible.
Nous utilisons un laser émis par une diode
superluminescente pour éclairer la rétine (la technique est
la même pour la cornée). Cette lumière faiblement cohérente
va être réfléchie de façon différente par les couches
rencontrées, ce qui va entraîner des rayons réfléchis
multiples. Il n'est pas techniquement possible d'utiliser
des caméras pour capter ces rayons réfractés, car elles
devraient enregistrer des événements inférieurs à une
picoseconde (10 puissance -12 seconde).
Il faut donc user d'un stratagème qui consiste à comparer
le signal lumineux émis et connu, et le signal récupéré à
la sortie du tissu examiné. Un traitement mathématique de
corrélation va permettre d'en extraire les différences et
de construire des images.
Le système optique (ou interféromètre de Michelson),
utilise un laser qui délivre de courtes impulsions de
lumière cohérente (tous les photons sont en phase). Le
rayon tombe sur un miroir semi-réfléchissant placé à 45
degrés qui sépare le faisceau en deux. Une partie va sur un
miroir et revient sur le détecteur. L'autre partie du
faisceau va frapper la cible et revient également sur le
détecteur. C'est l'étude des différences de chemin entre
ces deux flux de lumière cohérente qui va permettre de
calculer les images. Grâce à un déplacement du miroir sur
son axe, il va être possible de scanner une ligne de
rétine. Un déplacement de l'ensemble en XY va permettre
d'obtenir une étude de la portion de rétine limitrophe.
C'est donc l'étude des temps de trajets des faisceaux qui
est à la base de cette technique, d'où son nom Time Domain.
Un des défauts de ce système est le temps de rotation du
miroir qui demande quelques millisecondes. Il suffit que
l'oeil bouge un peu pour que les images soient de moins
bonne qualité, et présentent des artefacts (ondulation des
lignes horizontales).
La résolution axiale correspond à la
profondeur à laquelle le système peut enregistrer les
détails. Les propriétés de cohérence et la densité
spectrale de puissance de la source laser influent
directement sur la forme du signal interférométrique
détecté, et par conséquent sur la résolution axiale.
La résolution transverse correspond, elle,
au balayage du faisceau laser sur le fond rétinien.